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hommage aux victimes

129 bougies pour les 129 victimes des attentats

Un hommage aux 129 victimes des attentats est rendu pendant la messe dominicale de Saint Géry à Valenciennes. 129 bougies ont été déposé sur l'autel.

"Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez moi, je vous écouterai et de partout je vous rassemblerai". Antienne d'ouverture de ce 33ème dimanche ordinaire, du prophète Jérémie.

Cette parole, commentée par le père Jean-Marie Launay dans son homélie (voir le texte complet ci dessous) nous introduit dans la prière pour les victimes des attentats du vendredi 13 Novembre à Paris. La paroisse Notre-Dame du Saint Cordon a rendu hommage dimanche 15 novembre, en déposant des bougies, une par victime, sur l'autel, puis d'un temps de prière silencieuse. Découvrez ce moment fort en vidéo ci dessous.  

 

L'homélie du père Jean-Marie Launay :

 

Bouleversé comme vous par les événements de ce 13 novembre, l’antienne d’ouverture de la messe du 33ème dimanche B a retenu mon attention et nourri ma prière : « Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez moi, je vous écouterai et de partout je vous rassemblerai » Cette antienne est tirée du livre de Jérémie au chapitre 29. Chacun des mots utilisés par le prophète de la part de son Dieu, de notre Dieu peut nourrir notre méditation :

 

Notre Dieu est un Dieu de paix.

« Mes pensées sont des pensées de paix » nous dit il : Son nom ne saurait être sali et encore moins utilisé pour des œuvres de mort. Ceux qui crient le nom de Dieu en assassinant ne partagent pas la même foi que la notre. Nous ne pouvons dire que nous n’avons pas le même Dieu.

 

Notre Dieu est un Dieu qui pleure avec ceux qui pleurent mais un Dieu qui ne se laisse pas écraser par les démons de l’oppression et de la haine. Me revenaient dans cette nuit terrible les mots du livre de Daniel (entendus dans la première lecture) : Ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent… et ceux de la lettre de Paul aux chrétiens de Corinthe : En toute circonstance, nous sommes dans la détresse, mais sans être angoissés ; nous sommes déconcertés, mais non désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis. Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps.

 

Notre Dieu est un Dieu qui se fait prier : « Appelez-moi, dit le Seigneur, je vous écouterai ! » Dans la nuit de vendredi à samedi, le sommeil a été long à venir. En masse, les bandeaux (les « hashtags ») des réseaux sociaux comme Facebook se sont couverts d’appels à la prière : « Pray for Paris ». Un appel à prier pour les victimes innocentes des forces du mal, les policiers, les soignants, les bourreaux. Comme le dit l’évangile du jour, le Christ est à notre porte : ouvrons la toute grande et faisons le entrer pour lui partager notre souffrance

 

Notre Dieu est un Dieu qui veut nous tenir dans l’espérance : notre foi est sévèrement mise à l’épreuve. Et pourtant, nous le professons : le monde et son histoire sont déjà sanctifiés par la passion du Christ qui les portera à leur achèvement. Mais nous ressentons l’épreuve : on voit si peu la victoire du Christ depuis 2000 ans de guerres, de violences ! Mais la foi reçue par grâce est plus profonde que ces apparences qui ne sauraient remettre en cause la victoire acquise par Jésus : « Christ est venu, Christ est là, Christ reviendra ! » Hier, pour le jubilé de notre archevêque, l’évangile de la tempête apaisée avait été choisi : « Pourquoi avez-vous peur ? » dit Jésus à ses disciples apeurés. Nous pouvons nous fier à sa parole entendue ce dimanche : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas » Fixons notre coeur en Dieu qui, lui, ne passera pas. Au cœur de notre nuit, dans les épreuves de toutes sortes, il y a Jésus et sa puissance de résurrection. Comme le soulignait l’auteur de la lettre aux Hébreux : « Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds »

 

Cette puissance de résurrection est à l’œuvre dans tous nos gestes de solidarité, comme en témoigne en ce dimanche de deuil national ceux qui ont offert leur sang aux nombreux blessés ou les militants et les bénévoles du Secours Catholique sur le front permanent des misères de la précarité et de la solitude

 

En ce jour de deuil, je vous invite à vous lever et à respecter un temps de silence au cours duquel notre prière se fera intense pour les victimes, les familles, ceux qui ont vécu les scènes d’horreur et qui seront marqués à vie, pour les sauveteurs, les professionnels de santé, les psychologues et tous les artisans de paix et de fraternité.

 

 

Père Jean-Marie Launay

curé-doyen de Valenciennes

 

 

Article publié par Emilie Plust • Publié Mercredi 18 novembre 2015 • 1187 visites

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