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Par un beau soleil d'automne

L'église St Martin à Saint-Saulve

l'église St Martin

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CI-DESSOUS UNE MAGNIFIQUE VIDEO REALISEE DANS LE CADRE DES FESTIVITES DES 150 ANS DE LA CONSECRATION DE CETTE BELLE EGLISE ST MARTIN.

 

 

LE GUIDE DU VISITEUR DE L'EGLISE ST MARTIN à ST SAULVE

 

(Découvrir les vitraux de Laurent Maréchal dans une autre page)

 

Quelques liens vous permettent de découvrir le sujet en cours ... attention pour revenir à cette page, vous aurez peut être besoin de cliquer "Retour d'une page" dans votre navigateur. Merci de votre compréhension et bonne lecture.

 

LES SAINTS PATRONS

 

L'Eglise actuelle a été consacrée le 16 juillet 1865, sous le triple vocable de « Saint Martin, Saint Saulve et Saint Albert ». C'est Edouard Hamoir (1810-1873) qui en a financé la construction.

 

La titulature « St Martin » reprend celle de l'ancienne église, qui existait déjà au VIIIe siècle. « L'apôtre des Gaules » (v. 316-397) est le patron de plus de 500 communes et de milliers de paroisses, rien qu'en France ! Son patronage est souvent l'indice d'une fondation mérovingienne. L'ancienne église Saint-Martin, plusieurs fois transformée au cours des siècles, fut démolie en 1866, pour faire place à une autre fondation dela famille Hamoir, le « Coron des Pauvres », rebaptisé ensuite « Résidence Hamoir », et finalement démoli avant la construstion de l' « Espace Athéna ». C'est dans l'église primitive que saint Saulve et son disciple furent inhumés, après la découverte de leur corps dans une étable de Beuvrages. Les récentes fouilles archéologiques n'ont pas permis de mettre au jour les fondations les plus anciennes de cette église, mais des tombes d'époque mérovingienne (VIIe et VIIIe s.), des traces d'habitat carolingien (IXe-Xe s.) et des fondations de l'abbaye (XIe s.) ont été découvertes. 

 

Le vocable « Saint-Saulve » rappelle le souvenir de l'évêque missionnaire, originaire d'Auvergne, Salvius, qui fut assassiné du temps de Charles Martel (v. 685-741), en compagnie d'un disciple dont le nom n'est pas mentionné dans le récit de la Passion de saint Saulve (fin du VIIIe s.) ; la tradition lui a donné le nom de Supère (Superius, « celui qui est au-dessus », parce que son corps fut inhumé au-dessus de saint Saulve...) Une autre tradition voit en Saulve un évêque d'Angoulême, ce qui n'est pas à exclure. Sa première sépulture ayant été une étable gardée par un taureau aux cornes lumineuses, saint Saulve était honoré naguère comme protecteur des bestiaux. Autour de ses reliques s'établit un monastère, devenu abbaye par la suite, qui prospéra jusqu'à la Révolution ; c'est sur les ruines de l'abbaye qu'ont été construits, à partir de 1845, le couvent et le pensionnat des Ursulines. Saint Saulve est le premier patron des églises de Beuvrages (bâtie dit la tradition, à l'emplacement de l'étable), Vendegies-sur-Ecaillon, Hecq et Leval dans le Nord, Essigny-le-Grand dans l'Aisnes, Jollain-Merlin dans le Hainaut belge et Limbricht (commune de Sittard) dans le Limbourg néerlandais. De nombreuses églises et abbayes possèdent ou ont possédé une relique de saint Saulve.

 

Saint Albert (v.1166-1192), évêque de Liège, était le saint patron de l'un des fils Hamoir, mort en 1861 à l'âge de 21 ans. C'est en mémoire de son fils qu'Edouard Hamoir fit construire la nouvelle église.

 

 

 

VISITE DE L'EGLISE

 

Les travaux de construction durèrent plus de deux ans, de 1863 à 1865. L'édifice, de style gothique, a été bâti sur les plans de l'architecte valenciennois Dutouquet, ainsi que l'ancien presbytère (actuellement bureaux de l'Instep ; le presbytère actuel a été construit en 1926 aux frais du diocèse et de la paroisse, l'ancien ayant été réquisitionné par la municipalité pour être transformé en bureau de poste). Il est en pierre blanche de Saint-Maximin (Oise), briques et grès du pays. Sa longueur est de 44 m, sa largeur au transept de près de 23 m, la hauteur de la nef de plus de 18 m, et le coq du clocher se trouve à 44m de haut. Le gros oeuvre fut confié à deux entreprises locales, Blondeau et Fortier ; les trois autels, les stalles, la chaire et les confessionnaux ont été exécutés par la maison Gohiers. Les vitraux sont l'oeuvre du maître-verrier Maréchal de Metz.

 

 

 

A l'extérieur de l'église on peut voir deux statues de saint Martin : l'une au-dessus du porche (dont le tympan était décoré d'une fresque représentant saint Saulve, effacée lors de la dernière restauration), l'autre au pignon sud. Sur le pignon nord, on voit la statue de saint Saulve.

 

 

 

LE CHOEUR

 

Le maître-autel, d'une hateur totale de 9 m, est surmontée de trois clochetons contenant les statues des saints patrons : saint Martin à gauche, saint Saulve au centre, saint Albert à droite. Sur les deux bas-reliefs de la table sont figurés la Cène et le sacrifice de Melchisédech (préfiguration biblique de la Cène). Les trois vitraux au-dessus de l'autel représentent la Nativité, l'Ascension et Jésus parmi les docteurs. Sur les cotés, les verrières représentent d'un coté saint Edouard, avec en médaillon le buste de Edouard Hamoir, et en face sainte Mélanie portant la maquette le l'asile Saint-Abel, fondé par Mélanie Hamoir, dont le portrait figure également en médaillon.

 

 

 

LES AUTELS LATERAUX

 

Autel (gauche) à la Vierge

 

Autel (droit) au Sacré-Coeur

 

L'autel de droite est en principe dédié au premier patron de l'église, ici saint Martin, dont la statue à été « reléguée » contre la muraille. A l'origine, l'autel était surmonté de la statue de saint Albert, remplacée vers le début du XXe s. par celle du Sacré-Coeur. La double verrière représente saint Martin et saint Saulve (reconnaissable à ses attributs, la hache et le taureau aux cornes lumineuses).

 

L'autel de gache est consacré à la Vierge. Sa statue était à l'origine entourée de deux anges adorateurs. A coté se trouve celle de saint Joseph. Sur le double vitrail se trouvent figurés saint Albert et saint Abel (patron du deuxième fils Hamoir mort en 1860, âgé de 17 ans).

 

 

 

LA NEF, LE TRANSEPT ET LES BAS CÔTES

 

Les quatorze verrières, ornées de motifs géométriques et végétaux, sont sommées de rosaces représentant les quatorze stations du chemin de croix. Un nouveau chemin de croix, peint à l'huile sur panneaux, semble dater des environs de 1900 ; en l'absence de signature, on peut l'attribuer à un atelier « sulpicien ».

 

Les pignons du transept s'ornent chacun d'une rosace à dominantes bleue et rouge. Remarquer, à droite, le tableau La vision de saint Dominique, du peintre saint-saulvien Auguste Moreau Deschanvres (1838-1913), dont la maison jouxte l'église (4, rue Hamoir). La chaire, séparée de son pied et de son abat-son, est décorée des statues des quatre évangélistes : saint Matthieu (l'homme), saint Marc (le lion), saint Luc (le boeuf), et saint Jean (l'aigle).

 

En descendant la nef, lever les yeux sur les orgues, oeuvre du célèbre facteur Merklin, et la tribune, ornée de statues de chêne représentant le roi David, sainte Cécile et des anges musicens.

 

Près du porche se trouvent les fonts baptismaux, d'une belle sobriété. A proximité, les statues de sainte Thérèse de Lisieux et de saint Antoine de Padoue, qui attirent encore quelques fidèles. Mais c'est surtout Notre-Dame de Lourdes qui attire le plus de visites. Juste à côté, la statue du Christ aux outrages (commnément appelé « le bon Dieu de pitié ») est encadré par deux plaques de marbre où sont gravés les noms de 88 « paroissiens de St-Saulve morts pour la patrie ».

 

 

 

LA « CHAPELLE SAINT-SAULVE »

 

De l'autre côté du porche a été consacrée le 6 juillet 1902 la chapelle destinée à accueillir les pélerins (surtout des agriculteurs), venus implorer le saint protecteur des bestiaux et des récoltes, lors dela neuvaine du « Pied au tro » qui débutre le dimanche de la Mi-Carême. Les pélerins entraient par la grille du bas-côté droit, où ils pouvaient « recevoir les évangiles », « touchaient le saint » avec une image, une médaille ou une plaquette à son effigie, contournaient l'autel contenant sa relique, et ressortaient par le passage ménagé sous le clocher. Le décor mural de la chapelle, aux armes de Saint-Saulve, est l'oeuvre de Moreau-Deschanvres. Le buste de saint Saulve, en bois peint et doré, de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe s., provient de l'ancienne église. Il est protégé par un dais de bois sculpté, qui peut être fermé par quatre panneaux ornés de peintures dues à un certain V.Facon ; ces tableaux représentent, de gauche à droite : « saint » Charlemagne portant la maquette de l'église abbatiale, qu'il était sensé avoir fondée ; la translation des corps de saint Saulve et saint Supère, en présence de l'empereur ; la décollation de saint Saulve ; saint Supère, habillé en diacre.

 

 

 

Signalons un autre tableau représentant la même translation, probablement du XVII s., et provenant de l'ancienne abbaye ; il est conservé dans une sacristie.

 

Bientôt d'autres photos pour compléter cette visite ... donc : à bientôt sur ce site ou sur place.

Article publié par humble serviteur • Publié Samedi 17 nov 2007 • 25168 visites

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