Vas et rebâtis mon Eglise qui tombe en ruine

Cet appel du Seigneur que François d’Assise a entendu et suivi, féconde encore puisqu’il a réuni environ 80 personnes à l’assemblée paroissiale le soir du 21 janvier à l’église du Sacré-Coeur

Sur une proposition de l’EAP et dans la dynamique de l’année St François vécue en paroisse, c’est une belle assemblée qui s’est retrouvée ce soir là malgré le froid et le brouillard.

La soirée était animée par Sabine Dalle, coordinatrice de la paroisse, aidée d’une petite équipe composée de Sigrid Cathelain et de l’abbé Théophane, la consigne était de s’exprimer sur une thématique proposée, de s’écouter mais de ne pas rentrer en débat avec les autres. D’ailleurs la soirée ne portait plus le nom de soirée- débat mais d’une rencontre.

La dernière assemblée de paroisse de ce type avait soulevé l’enthousiasme des participants et donné le goût de ces rencontres dont Sabine a dit, qu’elles se vivaient dans un esprit de Famille.

Ce fut donc un lieu d’expression de nos pensées, des émotions qui nous traversent en ces temps secoués par les multiples problématiques touchant notre Eglise.

En introduction il était intéressant de nous rappeler le contexte dans lequel St François d’Assise a reçu ses paroles et comment il a progressivement habité sa mission.

C’est devant le crucifix de la chapelle San Damiano que François entend la demande du Seigneur de rebâtir son église, il prendra ces paroles au pied de la lettre et commencera par réparer une vieille chapelle délabrée  dans un village du nom de Foligno. Puis d’autres restaurations, d’autres chapelles suivront, San Damiano, San Pietro, Portioncule en 1208 où il comprendra enfin le message de l’Evangile, Mathieu 10,9 Dans votre ceinture ne glissez ni pièce d’or ou d’argent, ni piécette de cuivre. En chemin n’emportez ni besace, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton.   

Il décidera alors d’« épouser Dame Pauvreté ». Le pape Innocent III en 1210 a vu en rêve François soutenant la basilique St Jean de Latran et de là le pape validera la 1ère règle régissant la petite communauté, alors, naissante de St François.

Après l’évocation de ce récit, il s’agissait de faire l’allégorie de la restauration de l’Eglise qui tombe en ruine en tant qu’Institution malmenée par des affaires graves (pédophilie et omerta) ou belliqueuses (provocation du pape émérite via un ouvrage défendant passionnément le sujet du célibat sacerdotal et l’emballement d’une presse avide de « scandales »).

La parole a trouvé son chemin, elle était libre et sans détours, et même si des propos pouvaient tenter la réplique des prêtres présents, les 7 abbés restaient silencieux, comme tous, ils écoutaient.

Il y avait dans cette soirée de l’écoute, de la confiance et de la Bienveillance avec une détermination à trouver ensemble les pierres nouvelles avec lesquelles rebâtir notre Eglise.   

Sabine n’a pas manqué de remercier Didier Bécart qui avait préalablement chauffé l’église du Sacré- Cœur.

N.S.

Article publié par Claire DUPONT • Publié le Mercredi 05 février 2020 • 145 visites

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